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Le masque Piedalu :

Pour plus d'informations sur les caractéristiques du masque Piedalu, voir également notre article dans Militaria magazine (n°216, les appareils de protection français contre le chlore).

Au début du moi de mai 1915, le pharmacien aide-major Piedalu propose un masque contre les gaz asphyxiants au Gouverneur de la place de Verdun, le général de division Coutanceau. Séduit par cette idée, ce dernier ordonne au Service de l'intendance, le 10 mai 1915, d’organiser la fabrication d'un lot de 10 000 masques de ce genre. Il est confectionné en molleton (une sorte de serviette éponge), imprégné de la solution neutralisante d'hyposulfite, et possède la particularité de réunir la protection des yeux à celle des voies respiratoires. Il est garni pour la vision d'œillères en mica ou en Celluloïd. L'appareil se fixe sur le visage au moyen d'un double ruban élastique qui passe derrière les oreilles. Le masque est fabriqué par un entrepreneur privé de blanchissage à Verdun, monsieur Blanchard. Cette mesure provisoire devait permettre d'attendre la livraison des bâillons annoncée par le G.Q.G.. Début juin, 12 500 masques Piedalu ont été fabriqués et on a reçu de Paris, 60 000 bâillons et 800 cagoules. Le nombre d’appareils n'est pourtant pas suffisant pour en équiper chaque homme. Le 18 juillet, 10 000 masques supplémentaires sont donc mis en fabrication. C 'est donc, en tout et pour tout, seulement 22 500 masques Piedalu qui ont été produits. Rapidement, l'appareil sera reconnu comme défectueux, ne s’appliquant pas correctement sur le visage et sera réformé. L’achat de ces masques ayant représenté une somme importante, une partie sera récupérée et transformée en lunettes de protection après transformation.

Voir également l'historique du masque Piedalu : Chapitre III : Les solutions des formations de l'avant.  

 

                    

 

 

 

 

 

 

 

Le respirateur Cadroy-Javillier :

Pour plus d'informations sur les caractéristiques du respirateur Cadroy-Javillier, voir également notre article dans Militaria magazine (n°216, les appareils de protection français contre le chlore).

A la fin du moi de mai 1915, Maurice Javillier, pharmacien aide-major et le commandant Cadroy, chef du Génie à Dunkerque, mettent au point différents appareils de protection dont l’un d’eux est constitué d’une sorte de cartouche filtrante reliée aux voies respiratoires par un tuyau souple. La partie supérieure de la boîte est percée de trous circulaires faisant office d’entrée d’air. Le fond est mobile pour permettre d’ouvrir la boîte et d’y placer les substances neutralisantes.

Le 17 juin 1915, les 20 premiers respirateurs sont essayés au 36e C.A. dont dépendent Cadroy et Javillier. Ils donnent entière satisfaction et une importante commande de 12 000 unités est passée auprès d’un industriel, à Coudekerque Blanche. 1000 appareils sont reçus début août puis 12 000 le 31 août et 14 000 immédiatement recommandés.

Le 14 juin 1915, un rapport sur l’appareil a été envoyé à Paris, et l’Etablissement Central du Matériel Chimique de Guerre est fortement intéressé. Dès lors, le respirateur connaît un succès certain ; l’ECMCG passe alors commande auprès du fabricant, puis plusieurs armées par la suite. Ils seront envoyés au front à compter du 2 octobre 1915. Il semble que près de 20 000 appareils Cadroy-Javillier aient été réceptionnés dans chacune des armées.

Leur durée d’utilisation au front sera extrêmement brève ; le 20 octobre 1915, la Commission de Protection recommande d’en interdire l’utilisation. Ils resteront parfois en service dans de nombreuses unités, relégués à un protection de secours.


 

Voir également l'historique du Cadroy-Javillier

 

 

 

 

 

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