Les baillons
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Les bâillons français.

Pour plus d'informations sur les caractéristiques des bâillons, voir également notre article dans Militaria magazine (n°216, les appareils de protection français contre le chlore).

Les premiers bâillons sont créés après l'attaque sur Ypres du 22 avril 1915 ; le modèle est simplement copié sur des exemplaires allemands récupérés sur le terrain à Ypres (notamment grâce aux rapports des pharmaciens Launoy et Didier) . La solution neutralisante est analysée par le caporal Launoy, qui détermine sa composition. Le 8 mai 1915, une notice est envoyée à l'ensemble des armées pour la préparation de cette solution.

Le 25 avril 1915, le ministre de la Guerre décide de lancer la production des bâillons. La Section Technique du Génie est chargée de la production et réquisitionne la main d'oeuvre des Grands magasins de nouveautés de Paris. Le bâillon mesure environ 8cm sur 12 et est constitué par une enveloppe remplie de gaze ou de coton. Les 150 000 premiers exemplaires sont envoyés à l'armée du Nord le 12 mai 1915. Les autres armées le reçoive dès le 22 mai (200 000 envoyés à ce jour). On prévoit alors d'en fabriquer 1 125000 unités. Les premières livraisons sont insuffisantes, et dans de nombreux secteurs, on recommande de disposer de simples bacs remplis de solution d'hyposulfite et de distribuer des mouchoirs propres que les hommes devraient placer, après les avoir imbibés, devant leur bouche et leur nez. Dans la mesure du possible, les bâillons (encore appelés sachets) sont livrés dans une pochette étanche qui les préserve de la dessiccation. 

Dans l'urgence, certains Corps les fabriquent sur place (voir : Chapitre III : Les solutions des formations de l'avant. ). 

Note du 11 mai 1915 pour les armées

On peut employer contre le Chlore certaines substances imbibées d'eau, comme:

la paille de céréales, le foin grossièrement découpé, le jute, le crin végétal...

On les trempe dans l'eau pendant quelques heures, puis on les appliques contre le nez et la bouche avec un mouchoir.

Pour plus de précisions voir : Chapitre I : La genèse des premiers moyens de protection.  

 

En haut, pochettes de protection pour bâilons.

 

 

 

 

 

Valeur moyenne de durée de protection des bâillons :

Expérience du 3 juillet 1915 :

Le lieutenant Legouëz n'est aucunement gêné dans une concentration de 0,36 g/m3, muni d'un bâillon et de lunettes. La concentration est portée à 3,6g/m3 et le séjour ne dépasse pas les 7 minutes. Muni du masque STG sur lequel on place un bâillon, Mr Ebert reste 9 minutes avant de commencer à être incommodé. 

Le 5 juillet, dans une concentration de 2,8 g/m3, le commandant Legouëz ne peut rester même un temps très court. Avec le masque STG et le bâillon, les temps de séjour varient de 3 à 17 minutes.

 

Ci-dessus, trois bâillons très certainement produits par une même unités. Le système d'attache est rudimentaire, constitué par un simple cordon passant derrière les oreilles. On remarque surtout que les fabrications diffèrent par de nombreux détails.

 

Autre type de bâillon. L'intérieur est garni de déchêts textiles.

 

Quelques variantes (cliquez sur le lien pour plus de détails) :

 

Baillon de la Xe Armée
Baillon du pharmacien Didier au 36e C.A..

 

 

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