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Les
munitions chimiques allemandes, 1917.
L’année 1917 fut une année charnière pour les
munitions chimiques. L'artillerie chimique devint progressivement le
principal vecteur de dissémination des toxiques. Si durant les deux années
précédentes, l’utilisation de l’artillerie chimique relevait plutôt
de l’artisanat avec des quantités de munitions utilisées peu
importante, la période qui s’ouvrit à partir de l’année 1917 était
celle de l’ère industrielle. La quantité de projectiles utilisés fut
multipliée par plus de sept simplement pour les munitions croix verte et
croix jaune. Si l’on comptabilise les nouvelles munitions croix bleu
apparues en été 1917 (bien que ces chiffres ne soient pas réellement
connus avec précision), on dépasse largement la proportion de dix fois
plus. C’est donc un véritable déluge de munitions chimiques qui devait
s’abattre sur les lignes alliées à partir de 1917. Cette évolution
fut à la quantitative et qualitative. De nouveaux agressifs furent
utilisées, toujours plus toxiques. Les munitions utilisées pour leur
dispersion étaient de plus en plus élaborées.
Consommation artillerie allemande :en 1916 :
848 000 obus
En munitions croix verte et croix jaune en 1917 :
6 099 000 (soit 7,2 fois plus).
En munitions croix verte et croix jaune en 1918 :
8 886 000
En munitions croix bleu en 1917 et 1918 :
environ 18 000 000.
1
- Munitions d'artillerie.
A - Les Munitions Croix Verte
a - Les Munitions Croix Verte
"simples" ; chargement : surpalite.
Elles sont toutes chargées en surpalite (chloroformiate
de méthyle trichloré) ou en cétones bromés. Nous avons décrit ces
munitions et leur apparition en 1916 pour les calibres de 77, 105 et
150mm.
Obus de 15 cm modèle 1912 n/a.
En janvier 1917, apparaît une nouvelle version de
l'obus croix verte de 150mm. La charge d'explosif est très notablement réduite.
Elle passe ainsi de 1,5 kg à 90g, contenu uniquement dans la fusée et la
gaine. A l’instar des munitions toxiques françaises, les allemands
cherchèrent à réduire la charge d’éclatement pour éviter une
dispersion de l’agressif trop importante et pour augmenter le volume
disponible de la munition. Le récipient en plomb destiné à protéger la paroi de
l’obus est supprimé et le contenu de surpalite passe de 3,1kg à 6,5kg
(soit de 2,3l à 4,8litres, rapport A. Kling G 620 du 30 janvier 1917).
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Introduction
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Calibre
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Type
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Hauteur sans fusée en mm
|
Poids utile en kg
|
Volume utile en litre
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Fusée
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Janvier 1917
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15 cm
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Croix verte
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547
|
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G.R.Z. 04 ou G.R.Z. 14 na
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Autres chargements connus : 5,6 kg de bromacétone.
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Obus de 15 cm modèle 1912 n/a.
Hauteur sans fusée : 547
mm
Poids total : 40 à 41 kg
Charge explosive : uniquement ce
que contient la gaine, soit environ 90 g.
Quantité de toxique : 4,8
litres
Amorçage : G.R.Z. 04 ou
G.R.Z. 14 en position o.V.
Date d’introduction :
janvier 1917
Rendement :
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En mars 1917 apparaît un projectile croix verte
en calibre de 100mm, du type 10 cm Gr. 12.
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Introduction
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Calibre
|
Type
|
Hauteur sans fusée en mm
|
Poids utile en kg
|
Volume utile en litre
|
Fusée
|
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Mars 1917
|
100 mm
|
Croix verte
|
410
|
17,500
|
1,370
|
G.R.Z. 04 ou G.R.Z. 14 na
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C’est un projectile en acier coulé, à ogive vissée,
de 408mm de hauteur. L’ogive vissée a une hauteur de 72mm. La ceinture,
de 16mm de largeur, est située à 75mm du plan du culot. L’épaisseur
des parois varie de 14 à 17,5 mm. Sa fusée est du type Gr Z 14 n/A.
Comme à l’habitude, fusée et ogive sont jointes à l’aide d’un
ciment à l’oxychlorure de magnésium. L’explosif est uniquement
composé des 62 g que contiennent la fusée.
Le corps est habituellement peint en bleu et
l’ogive en jaune. Le poids total est de 17,5kg pour un volume utile de
1,3l. Leur rendement est donc de 7,4%. Cette munition existe aussi en
chargement croix verte 1.
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Obus de 10 cm modèle 15 à
croix verte
Hauteur sans fusée : 409
mm
Poids total : 17,5 kg
Charge explosive : uniquement ce
que contient la fusée, soit 62 g.
Quantité de toxique : environ
1,3 litres.
Amorçage : G.R.Z. 04 ou
G.R.Z. 14 na
Date d’introduction :
mars 1917
Rendement : 7,4 %
Autres chargements ayant été
utilisés : mélange de diphosgène et de chloropicrine
(65/35). Existe également en croix jaune.
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En avril 1917, apparaît un nouveau type de
projectile de 77mm : obus allongé de 77 type L.F.K. Gr.
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Introduction
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Calibre
|
Type
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Hauteur sans fusée en mm
|
Poids utile en kg
|
Volume utile en litre
|
Fusée
|
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Avril 1917
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77 mm
|
Croix verte
|
314
|
7,200
|
0,600
|
KZ14 ou
KZ 14 na
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Ce projectile est décrit en dessous, dans les
munitions croix verte I. Il existe également en croix verte (chargement
en surpalite et bromacétone), croix verte 1, et croix jaune.
b - Les Munitions Croix Verte I ; chargement :
chloropicrine (25%) + phosgène (75%)
Ces munitions apparaissent en avril 1917. Elles
inaugurent l’utilisation par l’Allemagne de la chloropicrine (nom de
code : Klopp), introduite par les Russes en août 1916.
L’utilisation de ce toxique avait pourtant été décidée auparavant,
puisque sa fabrication commence en juillet 1916, à raison de 200 tonnes
par mois. La chloropicrine est un redoutable suffocant (voir :
), qui est mal retenue par le masque français M2 (voir : ).
Ces munitions renferment un mélange constitué par
75 % de phosgène et 25 % de chloropicrine. Pratiquement simultanément,
des obus de 77 allongés, de 10 cm et de 15 cm, emplis de ce mélange,
sont retrouvés par les services chimiques français.
Obus allongé de 7,7cm du type L.F.K GR. Croix
Verte I
Les premiers de ces obus analysés proviennent d’un
bombardement effectué dans la vallée de la Larg le 7 avril, puis le 11
avril dans le secteur de Berry au Bac. La présence de chloropicrine fut
immédiatement identifiée dans le mélange.
Ces obus sont identiques à l’obus explosif, mais
sont munis de la fusée K.Z. 14. L’ogive vissée et la fusée sont
garnies de mastic à l’oxychlorure de magnésium qui assure l’étanchéité
du joint. Sa hauteur totale est de 314mm ; sa ceinture d’une
largeur de 8mm est située à 26 mm du plan du culot. Il possède une
ogive vissée dont la hauteur verticale extérieure est de 27,5mm. L’épaisseur
moyenne des parois est de 10mm. L’explosif n’est constitué que par
les 22 grammes contenus dans la fusée.
Ces obus étaient peint en bleu et leur ogive en
jaune. Une croix verte est peinte au culot de l’obus. Ces obus pèsent
7,2kg pour un volume utile de 0,6l. Leur rendement est donc de 8,5%, alors
que celui des précédentes munitions de 77 était de 4,2%.
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Obus
allongé de 7,7cm du type L.F.K GR. Croix Verte I
Hauteur sans fusée : 313
mm
Poids
total : 7,2 kg.
Charge explosive : uniquement ce
que contient la fusée, soit 22g.
Quantité de toxique : 0,6
litres.
Amorçage : K.Z. 14 et n/A
Date d’introduction :
avril 1917
Rendement : 8,5%
Autres chargements
existant : en plus du mélange phosgène/chloropicrine
(60/40), existe un chargement de 940g de cétones bromées et un
chargement d’environ 0,58 litres d ‘ypérite dans les
munitions croix jaunes (amorçage uniquement par E.K.Z. 17).
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Obus de 10cm du type 10cm Gr 12
Le premier de ces projectiles, analysé par le
laboratoire Municipal de chimie, est tombé dans le secteur de Bourg et
Comin, le 11 avril 1917. Des projectiles de même type, dont il n’a été
retrouvé que des débris, avaient été recueillis dans le même secteur
après un bombardement, le 26 mars.
Pour le descriptif , voir ci-dessus dans les obus
croix-verte.
Obus de 15cm Gr. 12 n/A à croix verte I
Ces obus sont identiques aux croix verte. Existe
aussi en chargement avec chlorure de diphényl carbylamine , apparition ???
Obus de 21cm 1896 n/A à croix verte I
Voir croix verte 2. Nous ignorons à quelle date ces
projectiles furent introduits ; vraisemblablement en septembre 1917.
Ils contiennent environ 16 kg de toxique (10,6 litres).
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Obus de 21cm 1896 n/A à croix
verte I
Hauteur sans fusée : 796
mm
Poids total : 116 kg à 120
kg suivant la nature du chargement.
Charge explosive : 850 à 920 g
de tolite.
Quantité de toxique : 10,6
litres
Amorçage : Gr.Z.92 ou
Gr.Z.17
Date d’introduction :
probablement septembre 1917
Rendement :
Il existait des chargement en
phosgène pur ou mélangé à la chloropicrine dans les munitions
croix verte, phosgène avec diphosgène et dichlorophénylarsine
dans les munitions croix verte II, dichlorure d’éthylarsine et
oxyde de méthyl dichloré dans les munitions croix verte III et
enfin ypérite dans les munitions croix jaune.
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c - Les Munitions Croix Verte II ; chargement :
Phosgène + Surpalite + Arsine
Ces munitions n’existent qu’en deux calibres :
150 et 210 mm. Elles produisent à l’éclatement un bruit appréciable dû
à une charge d’explosif placée dans un tube central (165g pour le 150
et 920g pour le 210). Ces munitions sont chargées d’un mélange de 60%
de phosgène, 25% de surpalite et 15% d’arsine (dyphénylchloroarsine ou
Clark)
Obus de 15cm Gr. 12 n/A à croix verte II
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Introduction
|
Calibre
|
Type
|
Hauteur sans fusée en mm
|
Poids utile en kg
|
Volume utile en litre
|
Fusée
|
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Aout 1917
|
150 mm
|
Croix verte II
|
547
|
41,420
|
3,9
|
GR.Z 92 et
GR.Z 17
|
Ce projectile est une modification de l’obus de
15cm Gr. 12 n/A. La charge explosive (20g dans la fusée et 145g dans le
tube central) assure un éclatement de la paroi plus régulier pour une
meilleur dispersion du toxique. Ce tube est encastré à sa partie inférieure
dans un logement ménagé dans le bouchon de culot. Il est maintenu à sa
partie supérieur par la gaine relais vissée dans l’œil du projectile.
Un bouchon de remplissage fermé par un bouchon fileté est ménagé à la
partie inférieure de l’ogive. Ce mode de remplissage permet de remplir
la cavité interne du projectile au maximum.
Extérieurement, cet obus est peint en gris avec les
deux raies bleues indicatives du modèle 15cm Gr. 12 n/A ; il porte
en plus sur le corps, deux croix vertes diamétralement opposées et une
croix verte au culot ; le chiffre 83 est parfois peint sur le corps.
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Obus
de 15cm Gr. 12 n/A à croix verte II
Hauteur sans fusée : 547
mm
Poids total : 41,42 kg
Charge explosive : 20g dans la
fusée et 145 g dans le tube central
Quantité de toxique : 3,9
litres
Amorçage : GR.Z 92 et GR.Z
17
Date d’introduction :
probablement septembre 1917
Rendement :
Ce projectile fut utilisé également
en chargement croix jaune.
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Obus de 21cm 96 n/A Croix verte II
|
Introduction
|
Calibre
|
Type
|
Hauteur sans fusée en mm
|
Poids utile en kg
|
Volume utile en litre
|
Fusée
|
|
Septembre 1917
|
210 mm
|
Croix verte II
|
796
|
116,500
|
10,6
soit 16 kg
|
GR.Z 92
|
Ce projectile est une modification de l’obus
explosif de 21cm modèle 1896 transformé. L’ogive à été munie d’un
œil de façon à recevoir une fusée de tête et la fusée de culot à été
remplacée par un bouchon plein. Le tube central, rempli d’explosif (850
à 920 grammes de tolite), va d’un bout à l’autre de l’obus. Il est
relié à un autre tube, vissé au fond de l’œil du projectile, par
l’intermédiaire d’une bague de raccordement ; il est encastré
à sa partie inférieure dans un logement ménagé dans le bouchon du
culot. Un orifice de remplissage, fermé par un bouchon fileté, est ménagé
à la partie inférieure de l’obus. Il est marqué du chiffre 84 sur le
corps.
|

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Obus de 21cm 96 n/A Croix
verte II
Hauteur sans fusée : 796
mm
Poids total : 116,5 kg
Charge explosive : 850 à 920 g
de tolite
Quantité de toxique : 10,6
litres
Amorçage : GR.Z 92 et GR.Z
17
Date d’introduction :
septembre 1917
Rendement :
|
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|
|
B
- Les Munitions Croix Bleu
Ces munitions contiennent un nouveau type de toxique
chimique, les arsines. Il s’agit de substances solides à base
d’arsenic, susceptibles de traverser les masques de protection, et
provoquant une violente et très forte irritation des voies respiratoires
supérieures. Ces symptômes doivent rendre le port du masque intolérable.
Les premiers pilonnages à l’aide de ces munitions se déroulèrent le
10 juillet 1917, dans le secteur de Nieuport. Leur utilisation passa complètement
inaperçue, tant ces nouveaux obus étaient peu efficaces. En effet, les
arsines se présentaient sous forme solide, dans une bouteille en verre
noyée dans l’explosif du corps de l’obus, et devaient être vaporisées
lors de la détonation de l’obus. Il semble qu’une grande partie du
toxique était détruite par la chaleur engendrée par l’explosion et
que le volume dans lequel le toxique se trouvait dilué était bien trop
important pour obtenir des concentrations efficaces.
Ces obus existent en quatre calibres : 77, 105,
150 et 210mm. Les Services chimiques français n’identifièrent ces obus
que fin août et début septembre 1917. Comme pour les obus croix verte I,
nous supposons que l’introduction de ces différents calibres se fit
simultanément.
Obus allongé de 7,7cm du type L.F.K GR.
Croix bleu
|
Introduction
|
Calibre
|
Type
|
Hauteur sans fusée en mm
|
Poids utile en kg
|
Volume utile en litre
|
Fusée
|
|
Septembre 1917
|
77 mm
|
Croix bleu
|
314
|
7,375
|
|
EKZ 17 ou
EKZ 16
|
Ces obus sont identiques à l’obus explosif.
Sa hauteur totale est de 314mm ; sa ceinture d’une largeur de 8mm
est située à 26 mm du plan du culot. Il possède une ogive vissée dont
la hauteur verticale extérieure est de 27,5mm. L’épaisseur moyenne des
parois est de 10mm. Le chargement explosif est constitué de 620 à 675g
de tolite ; la bouteille de verre contient 105 à 140 g de toxique.
Ces obus étaient peint en bleu et leur ogive en
jaune. Une croix bleu est peinte au culot de l’obus. Trois croix sont
poinçonnées dans le métal à l’ogive. Une croix bleu est peinte au
culot.
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|
|
|
|
Obus
allongé de 7,7cm du type L.F.K GR. Croix bleu
Hauteur sans fusée : 314
mm
Poids total : 7,375 kg
Charge explosive : 620 à 675g
de tolite
Quantité de toxique : 105 à
140 g
Amorçage : E.K.Z. 16 ou
E.K.Z. 17
Date d’introduction : août
ou septembre 1917
Rendement :
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Obus Croix bleu de 10,5cm allongé
|
Introduction
|
Calibre
|
Type
|
Hauteur sans fusée en mm
|
Poids utile en kg
|
Volume utile en litre
|
Fusée
|
|
Septembre 1917
|
105 mm
|
Croix bleu
|
378
|
15,855
|
|
H.Z. 16 ou E.H.Z 16 ou
H.Z. 17
|
La charge explosive est composée de 850 grammes de
tolite et de trinitronaphtalène, pour un poids total avoisinant les 1,2
kg. Le projectile contient environ 370 grammes de cyanure de diphénylarsine.
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Obus
Croix bleu de 10,5cm allongé
Hauteur sans fusée : 378
mm
Poids total : 15,85 kg
Charge explosive : 1,18 à 1,33
d’un mélange de tolite et de trinitronaphtalène
Quantité de toxique : 370 g de
cyanure de diphénylarsine
Amorçage : H.Z. 16 ou
E.H.Z 16 ou H.Z. 17
Date d’introduction : août
ou septembre 1917
Rendement :
D’autres chargements seront
introduit : chlorure de diphénylarsine et un mélange de N-éthylcarbasol
et de chlorure de diphénylarsine (50/50).
|
|
|
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Il existe un Obus croix Bleu de 150 mm : 15
cm Granate 12 n/A (Blaukreuz). En février 1918, cet obus n’a pas été
identifié par les Services chimiques français, mais ces derniers en
connaissent l’existence par des documents allemands. Son poids était de
41,225kg. Le contenu irritant, du chlorodiphénylarsine (1,350 kg), était
enfermé dans une bouteille de verre, placée dans un cylindre en carton
et maintenue par un ciment à l’oxychlorure de magnésium (600g). Il est
armé d’une fusée Gr.Z. 14 n/A ou Gr.Z. 17 ; la charge explosive
était constituée de 3 kg 275 de tolite qui produisaient une explosion
comparable à celle de l’obus explosif du même calibre. Peint en gris,
il portait deux croix bleus sur le corps.
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15 cm Granate 12 n/A (Blaukreuz).
Hauteur sans fusée : 546
mm
Poids total : 41,22
Charge explosive : 3,22 kg de
tolite
Quantité de toxique : 1,35 kg
Amorçage : Gr.Z. 14 n/A ou
Gr.Z. 17
Date d’introduction :
Rendement :
|
Obus Croix bleu de 210mm
|
Introduction
|
Calibre
|
Type
|
Hauteur sans fusée en mm
|
Poids utile en kg
|
Volume utile en litre
|
Fusée
|
|
Septembre 1917
|
210 mm
|
Croix bleu
|
796
|
116,5
|
|
GR.Z 92
|
C
- Les Munitions Croix Jaune
Ces munitions sont chargées en sulfure d’éthyle
dichloré, ou Ypérite. Ce nouveau toxique de combat bouleversa les
certitudes acquises depuis le début du conflit en matière de guerre
chimique. En effet, son action s’effectue au travers de la peau, et sa
persistance sur le terrain est particulièrement longue. Son action
vésicante ne fut pas l'effet recherché par les chimistes allemands lors
de son introduction. Ils recherchaient avant tout un toxique d'action
retardée, permettant d'intoxiquer un combattant sans qu'il s'en aperçoive.
La découverte de son action vésicante fut une totale surprise pour les
militaires allemands.
La production de l’ypérite débute au début
de l’année 1917. La première utilisation de ces munitions à lieu dans
la nuit du 12 au 13 juillet 1917, sur les troupes britanniques en position
près d’Ypres. Jusqu’à la fin du mois de juillet, plusieurs
bombardements ont lieu dans le secteur britannique et de la Ier armée.
Puis, dans les trois premières semaines du mois d’août, c’est le
secteur de Verdun qui est touché, avec des bombardements toutes les
nuits. Les premiers obus utilisés étaient du calibre de 77mm ; leur
fusée est d’un type nouveau : fusée E.K.Z. 17 instantané, qui
provoque l’éclatement de l’obus un peu plus tôt qu’une fusée
percutante classique. Les calibres de 105 et 150 mm semblent avoir été
introduits à la fin du mois de juillet, ou au début du mois d’août.
Un rapport français datée du 2 août 1917 en fait mention. Le calibre de
210 semble introduit en septembre 1917 ; il ne semble pas que les
Services chimiques français aient pu analyser un de ces obus, de fait,
nous ne connaissons pas ses caractéristiques précisément.
Obus allongé de 77mm, du type 7,7cm L.F.K GR.
croix jaune
|
Introduction
|
Calibre
|
Type
|
Hauteur sans fusée en mm
|
Poids utile en kg
|
Volume utile en litre
|
Fusée
|
|
Juillet 1917
|
77 mm
|
Croix jaune
|
314
|
7,08
|
0,670
|
E.K.Z. 17
|
Ces projectiles sont semblables aux projectiles de
7,7cm du type L.F.K GR. Croix Verte I. Ils sont marqués de deux croix
poinçonnées à l’ogive. Sur le corps sont peintes deux croix jaunes
diamétralement opposées plus une au culot. L’explosif est réduit à
ce que contient la fusée, soit 22 grammes. Le projectile contient environ
0,59 litres d’ypérite, qui laissent un espace vide dans le corps de
l’obus.
|

|
Obus allongé de 77mm, du type
7,7cm L.F.K GR. croix jaune
Hauteur sans fusée : 314
mm
Poids
total : 7,08 kg
Charge
explosive : 22 g
Quantité de toxique : 0,67
litres de volume utile, mais seulement 0,58 litres environ d’ypérite.
Amorçage : E.K.Z. 17
Date d’introduction :
juillet 1917
Rendement :
|
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Obus croix jaune de 105mm
|
Introduction
|
Calibre
|
Type
|
Hauteur sans fusée en mm
|
Poids utile en kg
|
Volume utile en litre
|
Fusée
|
|
Août 1917
|
105 mm
|
Croix jaune
|
378
|
15,500
|
1,4
|
E.H.Z. 17
|
Ces projectiles sont extérieurement semblables aux
projectiles de 105mm croix verte. Ils sont marqués de deux croix jaunes
opposées sur le corps de l’obus et de deux croix poinçonnées à
l’ogive. Le chargement explosif est constitué de 55 ou 23 gramme
d’explosif, suivant la fusée utilisée.
Le chargement toxique est différent en fonction du type de
munition. Il peut être composé de :
bromacétone ou palite pour les croix vertes simples.
Chlorure de diphényl carbylamine ou un mélange de
palite et chloropîcrine (dans les proportions environ 60/40).
Un mélange d’oxyde de méthyl dichloré, de
dichloroéthylarsine et de dibromométhyléthylazrsine en proportion
variable (voir croix verte 3 en 1918).
|

|
Obus croix jaune de 105mm
Hauteur sans fusée : 378
mm
Poids total : 15,5 kg
Charge explosive : 55 ou 23
gramme d’explosif, suivant la fusée utilisée
Quantité de toxique : 1,4
litres
Amorçage : E.H.Z. 17
Date d’introduction : fin
juillet ou début août 1917
Rendement :
|
Obus croix jaune de 15cm modèle 1912 n/A.
A-t’il existé ou passage directement en Gr 12 n/A
à tube central ? Nous l'ignorons.
Voir 15 cm modèle 1912 n/A à croix verte II
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Introduction
|
Calibre
|
Type
|
Hauteur sans fusée en mm
|
Poids utile en kg
|
Volume utile en litre
|
Fusée
|
|
Septembre 1917
|
150 mm
|
Croix jaune
|
547 ?
|
?
|
3,9 (ou 4,5 kg)
|
Gr.Z 92
|
|

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Hauteur sans fusée :
Poids total :
Charge explosive :
Quantité de toxique :
Amorçage :
Date d’introduction :
Rendement :
|
Obus croix jaune de 21 cm
|
Introduction
|
Calibre
|
Type
|
Hauteur sans fusée en mm
|
Poids utile en kg
|
Volume utile en litre
|
Fusée
|
|
?
sept17
|
210 mm
|
Croix jaune
|
796
|
116 kg
|
10,6
|
Gr.Z 92 ou Gr. Z 17
|
Il porte comme marque distinctive le chiffre 86 peint
sur le corps. Il est identique au croix verte 2.
|

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Obus croix jaune de 21 cm modèle
1896 n/A
Hauteur sans fusée : 796
mm
Poids total : 116 kg
Charge explosive : 850 à 920 kg
Quantité de toxique : 10,6
litres
Amorçage : Gr. Z 92 ou Gr.
Z 17
Date d’introduction :
Rendement :
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2 - Projectiles de Minenwerfer ou Gasmine.
Gasmine
de 25 cm du type Kurze schware Wurf Mine
La première utilisation recensée de ces munitions
date des 23 et 24 février 1917 au bois des Loges. L’un de ces
projectiles, retrouvé intact, à été désamorcé par Monsieur
Duval-Arnould, officier chimiste au G.A.N.. Malheureusement, le projectile
fuyait abondamment et il fut impossible d’en recueillir le liquide
« Le liquide s’est mis à bouillir à l’air libre, une
violente odeur d’oxychlorure de carbone et de chlore se faisait sentir.
Les fumées, d’abord blanches, se sont dégagées, puis jaune verdâtre,
très abondantes quand j’ai vidé le contenu sur le sol ».
Le projectile chimique est identique au projectile
explosif. Sa hauteur est de 592mm. Sa ceinture en zinc, large de 38mm, est
située à 10 mm du plan du culot. Ce dernier est une pièce rapportée,
maintenue par 4 tenons ; l’étanchéité est assurée au ciment
magnésien ; il apparaît donc que ce projectile n’est pas destiné
à recevoir des gaz liquéfiés capables d’exercer une pression appréciable
sur les parois.
Il est muni de la fusée Z.s.u.m.W.M. Sur l’œil du
projectile est vissé la bague de raccordement habituel, prolongée ici
par une gaine cylindrique de 4 à 5 mm d’épaisseur pour 200mm de
longueur et 65mm de diamètre. L’étanchéité est assurée au ciment
d’oxychlorure de magnésium.
Le projectile est peint en gris et porte 3 bandes
blanches circulaires de 16 mm d’épaisseur situées respectivement à
75, 102 et 132 mm du plan du culot. Il porte également, peint en blanc,
la lettre D qui indique la nature du chargement, ainsi que la date et le
lieu du chargement. Plusieurs signes sont estampés sur le corps du
projectile.
La charge explosive est constituée par 280g de
tolite dont la moitié est pulvérulente et l’autre moitié est fondue.
Au centre de la partie fondue est placé un cylindre fumigène contenant
un mélange phosphore-arsenic. Ce cylindre est marqué : Dynamit
fabrik Wahn Ph. As 1916.
Le projectile vide pèse 34,400kg, 36,200kg avec se
fusée. Son poids chargé est de 58,4kg. Son volume total est de 18,800
litres. Ainsi, son rendement est de 32 %.
Ces projectiles sont chargés en phosgène.
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Gasmine
de 25 cm du type Kurze schware Wurf Mine
Hauteur sans fusée : 592
mm
Poids total : 58,4 kg
Charge explosive : 280 g de
tolite
Quantité de toxique : 18,8
litres
Amorçage : Z.s.u.m.W.M. ou
Z.s.W.M.
Date d’introduction : février
1917
Rendement : 32%
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Gasmine de 7,5 cm d’un modèle nouveau
(rapport G 656, N° d’entrée au laboratoire : 729)
Ce projectile est transmis par le Lieutenant Coignon,
officier chimiste de la IVe Armée. Il a été trouvé dans le secteur du
88e R.I., secteur de l’esplanade, à 2km à l’est de la
Villa Marquise. Cette munition, trouvé à la fin de février 1917, datait
de l’attaque du 31 janvier 1917.
Ce nouveau projectile est plus petit ; il ne
mesure que 247mm (pour 275mm précédemment). Sa forme est proche de ceux
décrits à la fin de l’année 1916. Sa ceinture en zinc, de 15mm de
large, est située à 33mm du plan du culot. Le bouchon du culot est en
acier, il est vissé et percé de 6 trous. Son épaisseur n’est que de
10mm, ce qui fait que la chambre à poudre a un volume supérieur à celui
des minens précédents.
L’ogive est rapportée puis soudée. La gaine
relais de 3 à 4 mm d’épaisseur ne porte aucun trou de remplissage ;
celui-ci est percé dans l’obus même, à la partie supérieure de la
cavité intérieure. Ce dispositif permet de remplir plus complètement le
projectile (les anciens minen n’étaient remplis qu’au deux tiers
environ).
Ce minen est peint en gris et comporte 3 bandes
circulaires blanches de 1cm de largeur, situées à 90, 110 et 130 mm du
plan du culot.
Son poids total est de 4,03kg, pour un volume de
phosgène de 0,515 litres. Son rendement est donc de 12,78 % (contre 10,5%
pour les précedants).
Ce projectile, emplie de phosgène pur, est spécialement
aménagé pour son emploie comme projectile chimique et son rendement
effectif est notablement supérieur aux précédents.
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Gasmine de 7,5 cm d’un modèle
nouveau
Hauteur sans fusée : 247
mm
Poids total : 4,03 kg
Charge explosive : 18 g de mélinite
Quantité de toxique : 0,515
litres.
Amorçage : L.W.M.Zdr.2 ou
AZ. 16 fLW.M.
Date d’introduction :
janvier 17
Rendement : 12,78%
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Utilisation des munitions chimiques par l’armée allemande en 1917.
L’année 1917 est une année charnière pour la
guerre chimique. Si les deux premières années des hostilités chimiques
furent celles de nombreux essais et tâtonnement, la période qui débutait
en 1917 fut celle de l’entrée dans l’ère industrielle. Les
Allemands, après deux années d’innovations ratées semblèrent réaliser
le potentiel, maintenant révolu, de l’arme chimique au moment de son
introduction sur le champ de bataille. Ce
potentiel leur avait échappé parce que, pour chacune de ces innovations
techniques, il n’avait cherché à l’exploiter que plusieurs mois après
son premier essai, alors que l’adversaire avait pris et diffusé des
mesures de protection efficace.
Depuis la fin de l’année 1916, les progrès réalisés
dans le domaine des appareils de protection respiratoire, rendaient
illusoire la neutralisation d’un adversaire maintenant correctement protégé,
autrement que par la surprise. Il était admis que les concentrations en
matières toxiques, obtenues suite à l’explosion d’un projectile, ne
dépassaient jamais l’ordre du gramme par mètre cube (en dehors du
voisinage immédiat du point d’éclatement).
On admettait que lors de circonstances exceptionnelles et dans le
cas de pilonnage massif réalisé par une concentration de pièces
importantes, on pouvait espérer une concentration maximale de l’ordre
du demi gramme par mètre cube, durant une période extrêmement brève.
Ces pics de concentration étaient très nettement insuffisant pour
percer, même momentanément, la protection réalisée par les masques en
usage. Les concentrations moyennes obtenues lors de tirs prolongés réalisés
dans la région de Verdun à l’été 1916, à l’aide de quantités
extrêmement importantes d’obus chargés en surpalite, ne permirent
jamais, malgré les prédiction des scientifiques allemands, à épuiser
les masques français. Des
masques M2, qui furent portés pendant une douzaine d’heures, dans une
concentration élevée de Surpalite lors d’un bombardement au fond
d’un ravin de la région de Verdun, présentaient encore une capacité
de filtration très élevée. Testés dans une concentration de 1 gramme
par mètre cube de palite, ils restaient encore efficaces durant trois
heures, alors que la durée pour un masque neuf est de quatre heures dans
les mêmes conditions. Sur l’ensemble des appareils testés après les
bombardements chimiques extrêmement violents et prolongés de l’année
1916, tous les masques portés par les combattants et examinés présentaient
encore une efficacité de deux à trois heures. La technique allemande de
tir sur zone, appliquée à d’énormes surfaces, montrait ici son peu
d’efficacité.
A la fin de l’année 1916 et au début de 1917, les
projectiles de 7,7cm, qui avaient été utilisés lors des attaques sur
Verdun, à l’aide d’énorme quantités de projectiles, furent délaissés
au profit de munitions au rendement plus élevé et transportant des
quantités de toxique plus importante, les 10,5 et 15cm (un obus de 7,7cm
dans sa version modèle 1915 permettait de transporter 0,3 litres de
toxique contre 1,4 litres pour le projectile de 10,5cm et 2,3 litres pour
le 15cm). Ceci se faisait au détriment de la cadence de tir, moindre sur
les bouches de moyen calibre que sur celles de 7,7cm. Les nouvelles
instruction sur l’utilisation des munitions croix verte, distribuées en
février puis avril 1917, ne changèrent en rien les techniques utilisées.
Pour les tirs d’efficacité (alias tir sur zone), les quantités
de projectiles recommandées étaient, pour une surface de un kilomètre
carré et un tir de 6 à 8 heures : 12.000 coups de 7,7cm ou 6.000
coups de 10,5 cm ou 3.000 coups de 15cm.
Ces nouvelles instructions s’étaient largement inspiré des
techniques utilisées par l’artillerie française durant l’année
1916, et fixaient également des méthodes de tir pour les tirs dits de
harcèlement, qui devaient permettre de surprendre l’ennemi avant
qu’il ait eu le temps de mettre son appareil de protection. Ces tirs nécessitaient
l’utilisation de 100 coups de 7,7cm ou 50 de moyen calibre (10,5 et
15cm) en moins de deux minutes. Selon les calculs des Services chimiques
français, la surface battue en fonction des écarts probables, représentait
un carré de 50 mètres sur 100, soit 5.000 mètres carrés, ou encore un
coup pour 50 mètres carré. Avec des produits persistants (à évaporation
lente) comme ceux utilisés dans les munitions croix verte, les
concentrations obtenues étaient largement en dessous de celles nécessaires
à tuer un homme surpris sans masque.
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| Ci-dessus : Tableau récapitulatif des
engins spéciaux de l'Armée allemande, 20 août 1917,
Etat-major- 2e Bureau de la VIIe Armée française |
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Ci-dessus : Principaux obus chimiques allemands,
fin 1917. |
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