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Les
vagues allemandes sur le front de l’Ouest.
Ces unités
auraient été chargées à la fois du remplissage des cylindres et de l’émission du gaz. Dans les premières
vagues, seul le chlore pur fut employé. Par la suite, on lui ajouta parfois du phosgène. Selon différents
témoignages, le remplissage
des cylindres était effectué en plein air, sur une bascule, en les reliant à un
wagon citerne par un tuyau en spirale. Quand on chargeait les cylindres en phosgène, on terminait le chargement par de l’air comprimé de façon à obtenir
l’écoulement du gaz à toute température. Ces témoignages sont cependant peu crédibles, lorsqu'on connaît les difficultés liées au chargement des cylindres de gaz liquide. Les services chimiques français étaient contraint de passer les bouteilles vides dans un four pour obtenir leur séchage complet. La moindre trace d'humidité pouvant se mêler au chlore et corroder les parois du cylindre et la tuyauterie en contact avec le gaz. Cela avait pour conséquence la création de cristaux qui bouchaient les tuyauteries et empêchaient la vidange des bouteilles. Le vide complet était ensuite créé avec une pompe à dépression pour assurer un remplissage correct des bouteilles. Toutes les étapes suivantes étaient réalisées sous aspiration, pour éviter que les fuites de gaz intoxiques les personnels chargés des manipulations.
Contrairement aux unités Z françaises, les pionniers allemands ne creusaient pas d'abris profonds pour protéger leurs cylindres de gaz. Ils ne réalisaient que des niches sommaires dans le parapet de la tranchée et enterraient les bouteilles sur plus des deux tiers de leur longueur. Ils plaçaient ensuite des sacs de terre sur leur sommet pour protéger la robinetterie. Ce dispositif présentait l'avantage d'une mise en place de beaucoup plus simple et plus rapide, mais rendait l'installation extrêmement vulnérable aux tirs d'artillerie. Il empêchait également la mise en place de nourrices groupant plusieurs bouteilles entre elles. Dans la technique allemande, chaque bouteille est reliée à un tuyau d'échappement en caoutchouc et l'opérateur doit ouvrir chaque bouteille individuellement. Les services chimiques français, qui avaient expérimenté cette technique durant leurs premières opérations chimiques, l'avaient rapidement abandonné au profit du groupement de 6, 12 ou 18 bouteilles, qui permettait d'obtenir un débit bien plus important, et une concentration de toxiques bien plus importante. La tuyauterie de caoutchouc fut également remplacé, chez les Français, par une tuyauterie métallique, plus résistante et permettant un débit plus important.
Les pionniers qui
sont chargés d’ouvrir les cylindres de gaz sont en général équipés
d’appareils protecteurs beaucoup plus efficaces que ceux dont dispose les
combattants. Ces appareils, genre Draeger, les protègent des retours de vent
pouvant alors rabattre sur les tranchées d’émission la nappe gazeuse. Ce
danger était toujours craint et se produisit à plusieurs reprises (notamment
en été 1916) . Ces
catastrophes incitèrent aussi bien les chimistes français qu’allemands à
n’utiliser que du chlore plutôt que du phosgène dans les vagues, tant que les appareils de protection des combattants n’étaient
pas suffisamment performants vis à vis de ce gaz.
Année 1915 Ypres, 22 avril
1915.
Pour plus d’informations sur cette attaque, voir : La seconde bataille d'Ypres
Ypres, 24 avril
1915, 1er mai, 2 mai, 6 mai, 10 mai 1915 Ces attaques sont de moindre envergure que celle du 22 avril. Le 24 avril au matin, environ 15 tonnes de chlore sont lâchées dans le secteur de Saint-Julien, à l’est d’Ypres, sur des unités canadiennes. Le 2 mai, 40 tonnes de chlore sont lâchées du côté de la colline 60 sur les troupes britanniques. L’opération est renouvelée 4 jours plus tard. Enfin, le 24 mai, une nouvelle attaque à lieu, toujours dans le secteur d’Ypres. Nous reviendrons sur les détails de cette opération. Opérations sur le front Russe à l'été 1915
Simultanément à ces attaques, l’état major allemand semblait déjà préparer plusieurs opérations par vagues gazeuses sur le front oriental. En ce début d’année 1915, c’est sur ce front que l’Allemagne entendait forcer une décision. Les Pionniers furent dépêchés sur le front oriental de Pologne, au sud-ouest de Varsovie.
La première opération eu lieu le 31 mai 1915 dans le secteur de Bolimòw. Le chlore fut lâché sur près de 12 km de front, sur les troupes russes, sans résultats probants. Une opération similaire fut conduite le 12 juin sur un front de 6 km le long de la rivière Bzura, permettant aux troupes allemandes de progresser de quelques kilomètres.
Puis, le 6 juillet, deux attaques simultanées produisirent des résultats catastrophiques pour les troupes allemandes qui furent intoxiquées par un changement de direction du vent, qui ramena le nuage toxique sur leurs lignes. Le 6 août, une opération d’une ampleur encore inconnue, utilisant des concentrations de gaz très importantes, fut menée sur la forteresse russe d’Osowiece au nord de Varsovie, sans résultats notables. A chaque fois, les protections rudimentaires utilisées par les troupes russes, pour se prémunir des effets du chlore, semblèrent suffisamment efficaces pour réduire à néant les velléités offensives des troupes allemandes. En définitive, les résultats tactiques de ces opérations dont l’OHL attendait beaucoup, furent quasiment nuls.
Voir le détails des opérations sur le secteur Russe à l'été 1915.
Champagne, Perthes-les-Hurlus, 5 octobre 1915. Voir les détails de cette opération.
Deux semaines plus tard, une nouvelle opération fut déclenchée, toujours en Champagne où l’essentiel des opérations chimiques de l’automne 1915 seront concentrées.
Reims, bois de
la Pompelle, nuit du 19 au 20 octobre 1915.
Selon le rapport du médecin inspecteur Pauzat, 15 000 hommes ont été soumis à la vague le 19 et 8 à 9000 à celle du 20, dont la plupart avaient subis celle de la veuille. On dénombrera 19,8% d’intoxiqués. La plupart de ces hommes étaient équipés de masque P2 à trois compresses. Pour un tiers, de bâillons ricinés, de demi-cagoules ricinés (masque de la IVe armée), et de bâillons à l’hyposulfite. L’analyse des viscères des hommes décèdes, les autopsies et l’analyse des appareils de protection ayant été utilisés permet de caractériser la présence de chlore seul dans la vague, et l’utilisation d’obus chargés en palite et en monobromacétone. On retrouvera trace également d’obus T de 150 à bromure de benzyl. Pour plus d'informations sur cette attaque, voir : La création du masque Tambuté suite à la vague gazeuse des 19 et 20 octobre 1915. Reims, bois de
la Pompelle, 20 octobre 1915.
Reims, Prosnes
et les Marquises, 27 octobre 1915.
D’après les indications données par le Médecin-Major Leclercq, 5 à 6000 hommes auraient été soumis à la vague. 1400 au minimum seront intoxiqués (soit 25%) et 190 au minimum décèderont (soit 3,5%).
Voir les détails de ces trois opérations. Secteur
Forges-Béthincourt,
22, 24, 26 novembre 1915. Cette attaque inaugure une technique d’ouverture fractionnée des cylindres. Voir : La transformation du masque T en masque TN. Voir les détails de cette opération.
L’attaque du 26 au soir à été la plus importante. La vague a été émise dans la vallée du ruisseau de Forges. Elle a été renforcée par un bombardement d’obus chargés en palite dans le secteur compris entre le moulin de Rafécourt et le bois en U, et par un bombardement par projectiles de minenwerfer chargés avec des acétones bromés, ainsi que (selon toute vraisemblance) par des obus à palite, dans la région comprise entre Avocourt et le pont des Quatre-Enfants. Secteur
d’Ypres, 19 décembre 1915.
Selon le Médecin Aide-Major Flandin, 18 à 20 000 hommes auraient été soumis à la vague. 705 ont été intoxiqués (3,5 %) et 105 sont décèdes (0,5%). Ils étaient tous équipés de la cagoule anglaise. Voir les détails de cette opération.
Voir également : La cagoule anglaise et l’apparition du phosgène dans les vagues gazeuses. Année 1916 Les densités en toxique évoluent rapidement vers les 50 tonnes par kilomètre. Le bilan des attaques chimiques menées par l’Allemagne durant l’année 1915 semblait peu convaincant. Malgré une supériorité technique écrasante et l’impréparation totale des troupes françaises, aucun résultat, en dehors de la perte de plusieurs milliers d’hommes, n’avaient été obtenu. Il semble que plus personne au sein de l’O.H.L. ne songeait encore à obtenir la percée avec la technique des vagues gazeuses.
Les progrès réalisés dans le domaine de la défense chimique semblaient réduire définitivement leur intérêt tactique. Malgré cela, de nombreuses opérations seront encore menées durant l’année 1916. Elle visaient souvent à provoquer le maximum de pertes chez l’ennemi, en utilisant de nouvelles techniques d’émission et en tentant de surprendre l’adversaire. Paradoxalement, les opérations menées sur les troupes françaises étaient souvent suivies par une attaque d’infanterie, qui fut repoussée à chaque fois. Cela semble révélateur des incertitudes allemandes au sujet des nuées dérivantes et de leurs effets sur les troupes ennemies. Il semble que le potentiel de cette technique n’était encore que très confusément perçu et que le but à donner à ces attaques n’était que rarement fixé.
Somme, 21 février 1916. Voir les détails de cette opération et le témoignage d'un brancardier.
Les hommes étaient équipés du masque TN. Beaucoup d'hommes ont été surpris dans leur sommeil, ce qui explique le nombre important des pertes. Il y eut des intoxiqués jusque 8 km en arrière des lignes ; la vague à été perçue jusqu'à Amiens, à 34 km des lignes. L’appareil Kling servant à prélever, à caractériser et à doser les gaz en présence a été déclenché. On ne caractérise que du chlore (à la concentration de 1,5g/m3) ; aucune trace de phosgène. Secteur de
Hulluch, Loos, 27 et 29 avril 1916. Troupes britanniques.
Fin avril, les troupes britanniques furent soumises à deux attaques dans le secteur de Loos et Hulluch. Le 27 Avril à 5h00, une première vague s’échappa des cylindres sur un front de 3 km. Une deuxième vague fut émise à 7h00 et fut suivie d’un assaut de l’infanterie bavaroise. Les pertes britanniques s’élevèrent à 486 hommes et 135 morts. Le 29 avril, l’opération est renouvelée mais cette fois ci, quelques minutes après le début de l’émission, un changement de direction du vent ramena la vague sur les lignes allemandes chez qui elle causa de très nombreuses pertes ; près de 1500 victimes et 70 à 80 décès. La majorité de ces pertes étant dues à la mauvaise protection des appareils protecteurs allemands. Secteur de Saint
Souplet, 19 mai 1916.
Selon Leclercq, 7 000 hommes environ ont été soumis à la vague. Ils portaient le masque M2 à viseur unique ou à double viseur et quelques TN. Voir les détails de cette opération. Secteur de la
forêt de Parroy, le 22 mai 1916.
Secteur
d’Ypres, 8 août 1916.
Pendant l’été, les Gaspionniers réalisèrent 7 opérations chimiques sur le front oriental, en Pologne. Nous ne disposons que de peu d’archives pour plusieurs de ces vagues de l’année 1916, mais plusieurs constats s’imposent. Dans beaucoup de ces attaques, un assaut d’infanterie suivie la dernière vague. Comme preuve que les troupes allemandes attendaient encore un effet important des vagues gazeuses sur les troupes ennemies. Par ailleurs, le nombre de décès fut encore important dans nombre de ces opérations. Les appareils protecteurs alors en usage étaient devenus suffisamment performants, mais l’entraînement et la discipline des troupes n’étaient pas encore suffisants. Année 1917 Secteur des
Marquises, le 31 janvier 1917.
Les hommes été équipés de masques M2 et de quelques TNH. La durée d’émission à été d’une heure et trente minutes. La vague a été ressentie jusqu’à 50 km ! On a observé des intoxications mortelles jusqu’à 15 km et des intoxications moyennes 22 km derrière le front. Les appareils respiratoires des hommes ayant subis la vague étaient épuisés jusqu’à 50 % de leurs capacités pour le phosgène ; la proportion de ce gaz devait-être extrêmement élevée. Voir les détails de cette opération.
Secteur du bois le prêtre, 7 avril 1917.
Une nouvelle attaque par vague eu lieu le 7 avril 1917, pour la première fois dans le secteur du bois le prêtre, près de Pont-à-Mousson (de la corne sud-est du bois de Mort-Mare à la corne sud-ouest du bois de Frière). La première émission eu lieu vers 22h30. 2 ou 3 vagues se succédèrent. Les effets furent ressenti durant près de deux heures et observés jusqu'à 16 km en arrière des lignes. La vague fut renforcée par le tir d’environ 5000 obus à croix verte et à palite ou cétones bromées. L'appareil Kling à prélèvement ne fut pas déclenché, mais d’après Kling et Lebeau, la vague n’était vraisemblablement constituée que de chlore seul. On compta 108 décès et les pertes s’élevèrent à 410 hommes.. Lire le témoignage du Docteur Voivenel Nieuport, le 23
avril 1917, opération "Feldpost" avec le détachement d'assaut du
corps de Marine des Flandres.
Une nouvelle attaque par vague eut lieu dans la nuit du 23 avril 1917, dans la région de Nieuport, sur un front de 4 km, depuis les dunes jusqu'au canal de Passchendaël. Il y eu 3 vagues successives. La première eut lieu à 3h45 et dura 15 à 20 minutes. La deuxième fut émise à 10 minutes d'intervalle pour la même durée. La troisième fut plus courte et eut lieu seulement en certains points. Plusieurs attaques d'infanterie suivirent, mais leur effectifs fut faibles. D'après les caractères organoleptiques qui furent observés, on considéra que la vague était composée de chlore et d'anhydride sulfurique (ou Nebel-Stoff, une substance fumigène). Mais les jours suivant, le nombre de cas tardifs laissèrent supposer que la vague contenait une proportion de phosgène.
Voir les détails de cette opération.
Nieuport, le 6
juin 1917.
Ce fut dans le même secteur que les pionniers libérèrent leur nuage gazeux, le 6 juin 1917. Il y eu à nouveau 3 vagues successives ( à 0h40 pour une durée de 20 minutes ; à 1h15 pour une durée de 15 minutes; à 1h45 pour une durée plus courte). La vague présentait un couleur blanche ; elle contenait également de l'anhydride sulfurique (Nebel-Stoff). L’appareil Kling à prélèvement automatique fut déclenché ; il permit de caractériser le phosgène, présent à près d’une partie pour deux de chlore. On comptabilisa 367 victimes. Cette attaque eut lieu quelques jours après deux vagues gazeuses libérées exactement dans le même secteur par les unités Z françaises. Voir l'historique de la Cie 31/2 pour plus de détails. Secteur de
Seicheprey, le 1er juillet 1917.
Secteur de Béthune,
26 septembre 1917.
Cette dernière attaque par vague gazeuse sur le front occidental à lieu dans des circonstances particulières. Le gaz est libéré dans des galeries d’une mine de charbon en activité dont les couloirs sont occupés par les Français, les Anglais et les Allemands. Le mélange gazeux se concentra dans les parties les plus basses de la mine où des soldats britanniques et des mineurs français périrent asphyxiés.
En définitive, on sait peu de choses sur ces attaques par vagues. Les archives allemandes ayant disparues à la fin du second conflit mondial, c’est essentiellement au travers des archives françaises que se trouve les sources les plus intéressantes pour étudier ces opérations. A ce jour, de nombreux points restent flous.
Ainsi, il semble toujours légitime de s’interroger sur la nature des substances toxiques utilisées lors de ces opérations. Selon O. Lepick[1] , le phosgène fut systématiquement ajouté au chlore à partir du mois d’octobre 1915 (et même dès l’été 1915 sur le front oriental). Les services chimiques français ne caractériseront pourtant la présence de ce toxique qu’au début de l’année 1917. La présence de ce corps dans le nuage gazeux en augmentait considérablement la toxicité et son apparition marquait une étape très significative dans ce conflit. Etant bien moins réactif que le chlore, il était bien plus difficile de s’en protéger ; de fait, les appareils protecteurs français et allemands ne purent filtrer ce toxique qu’à partir du début de 1916. Et pourtant, les attaques de la fin de l’année 1915 (sur des troupes non protégées contre le phosgène) ne furent pas plus meurtrières que celles de 1916 ou 1917. Au contraire, le nombre de décès parmi les hommes intoxiqués semble augmenter considérablement tout au long du conflit.
Les services chimiques français s’appuyaient sur de nombreuses observations pour tenter de déceler la présence d’autres substances que le chlore dans les vagues allemandes : caractères organoleptiques du gaz, capacité résiduelle des compresses neutralisantes des masques vis à vis d’une substance, désinfection correcte des abris après pulvérisation de solution d’hyposulfite de soude (qui ne neutralise que le chlore), caractérisation chimique et dosage grâce aux appareils à prélèvement automatiques. De nombreuses recherches furent menées pour caractériser le phosgène en fonction des phénomènes cliniques chez les victimes, ou grâce à des réactions sur des éléments extérieurs ; elles restèrent toutes vaines. Cela ne permet pas d’écarter définitivement l’utilisation du phosgène dans la majeure partie des attaques. Il est en effet possible, qu’insuffisamment stabilisé, ses effets se soient rapidement dilués dans l’atmosphère alors que le nuage de chlore poursuivait son chemin.
En terme de statistiques, l’étude des pertes en hommes sur les différentes opérations n’apporte pas d’éléments nouveaux ; seul la proportion de pertes en fonction de l’effectif soumis à la vague pourrait nous éclairer. Malheureusement, nous ne le connaissons que trop rarement, et par ailleurs, il est très difficile à chiffrer et source de nombreux biais (il peut varier du simple au triple selon les rapports). Reste le nombre des pertes et des décès ; ces chiffres se révélant bien plus fiables. Cela nous amène à constater que la mortalité parmi les pertes augmenta sensiblement tout au long des opérations, et ce malgré les efforts considérables réalisés dans le domaine de la protection individuelle et dans l’éducation des troupes. Nous supposons que le phosgène ne fut qu’inconstament utilisé contre les troupes françaises qui, théoriquement, par la composition des compresses neutralisantes, possédait des appareils protégeant contre cette substance. Nous le verrons, cela ne fut vrai qu’à partir de la distribution du masque TN en janvier 1916, mais cela, les scientifiques allemands l’ignoraient certainement. A l’inverse, après l’épisode de la deuxième bataille d’Ypres, le phosgène pourrait avoir été systématiquement utilisé sur les troupes britanniques qui ne possédaient pas d’appareil efficace contre cette substance jusqu’en août 1916. Par ailleurs, les Allemands étaient certainement très réservés quant à l’usage du phosgène dans leurs vagues, la cartouche filtrante de leur masque étant peu performante à l’égard de cette substance. En cas de saute de vent, ce qui ne manqua pas de se produire, leurs troupes étaient particulièrement vulnérables à la présence de ce toxique.
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