|
|
|
Les
vagues allemandes sur le front de l’Ouest.
Ces unités furent
chargées à la fois du remplissage des cylindres et de l’émission du gaz. Dans les premières
vagues, seul le chlore pur fut employé. Par la suite (fin 1916 ou début 1917 ?
Voir même fin 1915 pour d’autres sources), on lui ajouta souvent du phosgène
et/ou de la chloropicrine. Pour le remplissage
des cylindres, on les disposaient en plein air sur une bascule et on les reliaient à un
wagon citerne par un tuyau en spirale. Quand on chargea les cylindres en phosgène
pur, on terminait le chargement par de l’air comprimé de façon à obtenir
l’écoulement du gaz à toute température. Les pionniers qui
sont chargés d’ouvrir les cylindres de gaz sont en général équipés
d’appareils protecteurs beaucoup plus efficaces que ceux dont dispose les
combattants. Ces appareils, genre Draeger, les protègent des retours de vent
pouvant alors rabattre sur les tranchées d’émission la nappe gazeuse. Ce
danger était toujours craint et se produisit à plusieurs reprises (notamment
en été 1916) . Ces
catastrophes incitèrent aussi bien les chimistes français qu’allemands à
n’utiliser que du chlore plutôt que du phosgène dans les vagues, tant que les appareils de protection des combattants n’étaient
pas suffisamment performants vis à vis de ce gaz. Dans les tableaux
suivants, la densité et le tonnage de gaz utilisé, quand ils sont indiqués,
proviennent de l’ouvrage La Grande Guerre chimique de Monsieur Olivier Lepick,
editions PUF. Année 1915 Ypres, 22 avril
1915.
Pour plus d’informations sur cette attaque, voir : La seconde bataille d'Ypres Ypres, 24 avril
1915, 1er mai, 2 mai, 6 mai, 10 mai 1915 Ces attaques sont de moindre envergure que celle du 22 avril. Le 24 avril au matin, environ 15 tonnes de chlore sont lâchées dans le secteur de Saint-Julien, à l’est d’Ypres, sur des unités canadiennes. Le 2 mai, 40 tonnes de chlore sont lâchées du côté de la colline 60 sur les troupes britanniques. L’opération est renouvelée 4 jours plus tard. Enfin, le 24 mai, une nouvelle attaque à lieu, toujours dans le secteur d’Ypres. Nous reviendrons sur les détails de cette opération. Champagne, Perthes-les-Hurlus, 5 octobre 1915. Voir les détails de cette opération.
Reims, bois de
la Pompelle, nuit du 19 au 20 octobre 1915.
Selon le rapport du médecin inspecteur Pauzat, 15 000 hommes ont été soumis à la vague le 19 et 8 à 9000 à celle du 20, dont la plupart avaient subis celle de la veuille. On dénombrera 19,8% d’intoxiqués. La plupart de ces hommes étaient équipés de masque P2 à trois compresses. Pour un tiers, de bâillons ricinés, de demi-cagoules ricinés (masque de la IVe armée), et de bâillons à l’hyposulfite. L’analyse des viscères des hommes décèdes, les autopsies et l’analyse des appareils de protection ayant été utilisés permet de caractériser la présence de chlore seul dans la vague, et l’utilisation d’obus chargés en palite et en monobromacétone. On retrouvera trace également d’obus T de 150 à bromure de benzyl. Pour plus d'informations sur cette attaque, voir : La création du masque Tambuté suite à la vague gazeuse des 19 et 20 octobre 1915. Reims, bois de
la Pompelle, 20 octobre 1915.
Nous préparons une page sur les détails de cette opération.
Reims, Prosnes
et les Marquises, 27 octobre 1915.
D’après les indications données par le Médecin-Major Leclercq, 5 à 6000 hommes auraient été soumis à la vague. 1400 au minimum seront intoxiqués (soit 25%) et 190 au minimum décèderont (soit 3,5%). Nous préparons une page sur les détails de cette opération. Secteur
Forges-Béthincourt,
22, 24, 26 novembre 1915. Cette attaque inaugure une technique d’ouverture fractionnée des cylindres. Voir : La transformation du masque T en masque TN. Voir les détails de cette opération.
L’attaque du 26 au soir à été la plus importante. La vague a été émise dans la vallée du ruisseau de Forges. Elle a été renforcée par un bombardement d’obus chargés en palite dans le secteur compris entre le moulin de Rafécourt et le bois en U, et par un bombardement par projectiles de minenwerfer chargés avec des acétones bromés, ainsi que (selon toute vraisemblance) par des obus à palite, dans la région comprise entre Avocourt et le pont des Quatre-Enfants. Secteur
d’Ypres, 19 décembre 1915.
Selon le Médecin Aide-Major Flandin, 18 à 20 000 hommes auraient été soumis à la vague. 705 ont été intoxiqués (3,5 %) et 105 sont décèdes (0,5%). Ils étaient tous équipés de la cagoule anglaise. Voir également : La cagoule anglaise et l’apparition du phosgène dans les vagues gazeuses. Année 1916 Les densités en toxique évoluent rapidement vers les 50 tonnes par kilomètre.
Somme, 21 février 1916. Voir les détails de cette opération et le témoignage d'un brancardier.
Les hommes étaient équipés du masque TN. Beaucoup d'hommes ont été surpris dans leur sommeil, ce qui explique le nombre important des pertes. Il y eut des intoxiqués jusque 8 km en arrière des lignes ; la vague à été perçue jusqu'à Amiens, à 34 km des lignes. L’appareil Kling servant à prélever, à caractériser et à doser les gaz en présence a été déclenché. On ne caractérise que du chlore (à la concentration de 1,5g/m3) ; aucune trace de phosgène. Secteur de
Hulluch, Loos, 27 et 29 avril 1916. Troupes britanniques.
Secteur de Saint
Souplet, 19 mai 1916.
Selon Leclercq, 7 000 hommes environ ont été soumis à la vague. Ils portaient le masque M2 à viseur unique ou à double viseur et quelques TN. Voir les détails de cette opération. Secteur de la
forêt de Parroy, le 22 mai 1916.
Secteur
d’Ypres, 8 août 1916.
Année 1917 Secteur des
Marquises, le 31 janvier 1917.
Les hommes été équipés de masques M2 et de quelques TNH. La durée d’émission à été d’une heure et trente minutes. La vague a été ressentie jusqu’à 50 km ! On a observé des intoxications mortelles jusqu’à 15 km et des intoxications moyennes 22 km derrière le front. Les appareils respiratoires des hommes ayant subis la vague étaient épuisés jusqu’à 50 % de leurs capacités pour le phosgène ; la proportion de ce gaz devait-être extrêmement élevée.
Secteur du bois le prêtre, 7 avril 1917.
Première émission vers 22h30. 2 ou 3 vagues successives. Les effets ont été ressenti durant près de deux heures et observés jusqu'à 16 km en arrière des lignes. La vague est renforcée par le tir d’environ 5000 obus à croix verte à palite ou cétones bromées. L'appareil Kling à prélèvement n'a pas été mis en marche. Lire le témoignage du Docteur Voivenel Nieuport, le 23
avril 1917.
Nieuport, le 6
juin 1917.
Secteur de
Seicheprey, le 1er juillet 1917.
Secteur de Béthune,
26 septembre 1917.
Cette dernière attaque par vague gazeuse sur le front occidental à lieu dans des circonstances particulières. Le gaz est libéré dans des galeries d’une mine de charbon en activité dont les couloirs sont occupés par les Français, les Anglais et les Allemands. Le mélange gazeux se concentra dans les parties les plus basses de la mine où des soldats britanniques et des mineurs français périrent asphyxiés. |
|
Avis de Droit d'auteur : Toutes les photos et les matériels de site Web sont le Copyright 2003 exclusif de l’auteur ou appartenant aux déposants respectifs avec leur autorisation et ne peuvent pas être reproduits, stockés dans un système de récupération, ou transmis entièrement ou partiellement, par n'importe quels moyens, électroniques ou mécaniques, la photocopie, l'enregistrement, ou autrement, sans la permission écrite antérieure de l'auteur. |