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Vague allemande du 23 avril 1917 - secteur de Nieuport
Opération "Feldpost" : Une nouvelle attaque par vague eut lieu dans la nuit du 23 avril 1917, dans la région de Nieuport, sur un front de 4 km, depuis les dunes jusqu'au canal de Passchendaël. Il y eu 3 vagues successives. La première eut lieu à 3h45 et dura 15 à 20 minutes. La deuxième fut émise à 10 minutes d'intervalle pour la même durée. La troisième fut plus courte et eut lieu seulement en certains points. Plusieurs attaques d'infanterie suivirent, mais leur effectifs fut faibles. La vitesse du vent était bien trop élevée pour ce type d'opération (5 à 6 m/s) ; la vague n'a eu d'effets toxiques que sur une profondeur de 3 à 400 mètres. Aucune intoxication ne fut à déplorer au delà de l'Yser.
"Ce 23 avril, à 4h00, une alerte suivie d'émission de gaz est annoncée par Klaxon. Les sapeurs placent leur M2 et gagnent les parapets de la 1er ligne. Un feu violent d'artillerie s'abat sur la ligne. A 5h00, une reconnaissance allemande débouche sur Mammelon vert ; elle est reçue par le feu des sapeurs et de l'infanterie et arrêtée net. Des cadavres allemands restent sur le terrain. Puis le feux se calme. La Cie perd 5 blessés, 5 tués et 66 intoxiqués. Le 25 avril, 17 sapeurs ayant pris part aux combats du 23 avril, sont évacués vers l'arrière en raison de symptômes d'intoxication retardée. Puis, le lendemain 26 avril, 5 autres sapeurs et le 27 avril, 5 autres sont évacués pour les mêmes raisons. Ces symptômes retardés sont attribués à la présence de phosgène dans la vague. Ces évacuations vont se poursuivent les jours suivants : 7 sapeurs le 29 avril, 4 le 1er mai, 9 le 2 mai, 5 le 3 mai, 3 le 6 mai, 2 le 9 mai". 29e DI : Il s'agit d'une attaque allemande précédée d'une émission de gaz. Elle a été particulièrement énergique sur les dunes, et aussi dirigée aussi sur les PA de l'Avenue et de l'Eclusette, sur le Mamelon vert et le Boterdijk. La durée de la première vague a été de 10 à 15 minutes sur le sous secteur de l'Yser, et de 20 minutes partout ailleurs. Partout, sauf à St Georges, elle a été suivie d'un intense bombardement d'artillerie (commencé à 5h00) a la suite duquel l'infanterie a débouché. A Mieuwendamme, une deuxième vague a suivie à 5h00 puis 5h30, sans aucune attaque d'infanterie. Dans les autres secteurs, nos 1er lignes renforcées au moment de l'alerte, ont toutes été évacuées au moment du tir d'artillerie, à 5h00. Dans tous les secteurs, des troupes d'assaut du Sturm Abteilung du Corps des Marines des Flandres ont débouchées par petits groupes, et ont tenté de prendre nos lignes ; ils y ont parfois pris pied mais ont été repoussés par la suite. Dans plusieurs secteurs, ils ont fait quelques prisonniers. Les troupes d'assaut allemandes laissent sur le terrain plusieurs morts, et parviennent à ramener les corps de nombre d'entre-eux dans leurs lignes. On compte approximativement au soir du 23 avril, 64 tués, 138 blessés, 15 disparus et 191 intoxiqués. Le nombre de ces derniers va sans cesse augmenter les jours suivants (Les chiffres de la 57e Brigade sont inconnus. La 58e Brigade (3e RI et 351e RI), 126 asphyxiés au soir du 23).
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